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Les programmes de Musique Oblique
Brahms, Dvorak, une fraternité
En 1874, Dvorak rencontre Brahms qui le mettra en contact avec l'éditeur Simrock et le chef d’orchestre Hans von Bülow ; depuis ce moment sa renommée de compositeur ne cessera de s’étendre.
Aîné de 8 ans de Dvorak, Brahms sera pour le compositeur tchèque une sorte de grand frère.
À la fois guide, protecteur, promoteur pour Dvorak, Brahms, conscient d’une certaine supériorité dans la maîtrise du langage musical, gardera toute sa vie un puissant ascendant sur son cadet.
L’un comme l'autre, ils ont donné le meilleur d'eux-mêmes à la musique de chambre.
Le programme proposé par Musique Oblique
Johannes Brahms
Quintette avec clarinette op.115, clarinette et quatuor à cordes
Anton Dvorak
Quintette avec piano en la majeur op.81,
quatuor à cordes et piano
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Yiddishland
Littéralement, territoire du yiddish.
Le Yiddish - de l’adjectif allemand jüdisch, juif - est la langue des communautés juives d’Europe centrale et orientale. Après la tragédie du XXe siècle, que reste-t-il des Juifs d’Europe et de leur culture ? Rien ou presque. Ce presque rien est pourtant la clef d’un univers aussi vaste que méconnu.
Il inspire Osvaldo Golijov (né en 1960), compositeur en quête d’un klezmer imaginaire, sur les traces du génie de ses aînés Prokofiev, Bloch et Chostakovitch. The Dreams and Prayers of Isaac the Blind - les rêves et les prières d’Isaac l’aveugle, le plus grand rabbin cabaliste de Provence du XIIème siècle - est une sorte de poème épique, une histoire des 6000 années du judaïsme.
Le programme proposé par Musique Oblique
Serge Prokofiev
Ouverture sur des thèmes juifs, clarinette, piano et quatuor à cordes
Max Bruch Kol nidre, alto et piano
Dimitri Chostakovitch
Trio avec piano op.67, violon, violoncelle, piano
Ernest Bloch
Nigun, violon et piano
Osvaldo Golijov The Dreams and Prayers of Isaac the Blind, clarinette et quatuor à cordes
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La Nuit
« Deux êtres marchent à travers le froid bosquet dénudé,
La lune les suit dans sa course, ils la regardent.
La Lune court au-dessus des hauts chênes,
Nul nuage ne trouble la lumière du ciel
Vers laquelle s’élancent les noires cîmes... »
Le programme proposé par Musique Oblique
Ottorino Respighi
Il Tramonto - Le coucher de soleil, mezzo–soprano et quatuor à cordes
Hector Berlioz
Les Nuits d’été, mezzo–soprano et sextuor à cordes
Arnold Schœnberg
La Nuit transfigurée, sextuor à cordes
La Sonate à Kreutzer
En 1889, à soixante ans passés, Tolstoï termine La Sonate à Kreutzer, un incendie dans la forêt de bonnes intentions et d’idées libérales qu’est la haute société russe de la fin du XIX° siècle. Immédiatement le texte a un succès foudroyant, écoutons le témoignage de la Comtesse Tolstoï : «Avant d’être autorisée par la censure, la nouvelle fut recopiée par centaines et milliers d’exemplaires, passa de mains en mains, fut traduite dans toutes les langues et lue partout avec une incroyable passion !».
Bouleversé par le texte, Leos Janacek compose en 1923 La Sonate à Kreutzer, son premier quatuor à cordes - véritable opéra de chambre sans paroles. Texte détonnant, détonant, étonnant, la nouvelle relate l’histoire d’un mari, dévoré par la jalousie, qui poignarde son épouse surprise en compagnie de son amant supposé, lui-même violoniste. Musique Oblique a choisi d’éclairer et renforcer la portée dramatique de la musique par la lecture du très beau texte de Tolstoï adapté par le comédien et metteur en scène Laurent Rey.
Le programme proposé par Musique Oblique
Au cours de la lecture du texte, les pièces suivantes seront interprétées :
Ludwig van Beethoven Sonate à Kreutzer op.47, Adagio sostenuto - presto, violon & piano
Leos Janacek La Sonate à Kreutzer, quatuor à cordes n°1
Ludwig van Beethoven Sonate à Kreutzer op.47, Finale - presto, violon & piano
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Victor Hugo et la Musique
«Les plus grands poètes de l’Allemagne sont ses musiciens, merveilleuse famille dont Beethoven est le chef... Le grand Italien, c’est Dante ; le grand Anglais, c’est Shakespeare ; le grand Allemand c’est Beethoven.» Victor Hugo
«La musique est dans tout» écrit Victor Hugo. Saint-Saëns dit à son propos : «Victor Hugo n’aime pas la musique à la façon des gens du monde, il est incapable d’avoir pour elle ce goût frivole si répandu qui est une des formes du mépris. Il la respecte. Aucun musicien n’a décrit la musique avec autant de justesse que Victor Hugo».
«La musique», écrit Hugo, «est la vapeur de l’art. Elle est à la poésie ce que la rêverie est à la pensée, ce que le fluide est au liquide, ce que l’océan des nuées est à l’océan des ondes».
Le programme proposé par Musique Oblique
Lecture
Texte de Victor Hugo sur Palestrina, récitant
Texte de Victor Hugo sur Beethoven, récitant
Ludwig van Beethoven
Trio des Esprits, violon, violoncelle et piano
Lecture
Le Roi s’amuse, récitant
Franz Liszt
Paraphrase sur Rigoletto, piano (d’après “Le Roi s’amuse” de Victor Hugo)
Lecture
Demain, dès l’aube, récitant
Gabriel Fauré
Quatuor avec piano en ut mineur, violon, alto, violoncelle et piano
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