d i s c o g r a p h i e

harmonia mundi 901417

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Conte fantastique

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Septuor (introduction)

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Septuor

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André Caplet

Conte fantastique pour harpe et quatuor à cordes d’après Edgar A. Poe, “Le Masque de la mort rouge”

Les prières, pour chant, harpe et quatuor à cordes
Oraison dominicale
Salutation angélique
Symbole des apôtres

Divertissements pour harpe
A la française
A l’espagnole

Deux sonnets pour soprano et harpe
Quand reverrai-je hélas
Doux fut le trait

Septuor à cordes vocales et instrumentales
pour trois voix de femmes et quatuor à cordes

Ensemble Musique Oblique,
Sharon Coste, soprano
Sandrine Piau, soprano
Sylvie Deguy, mezzo-soprano
Elisabeth Glab, Marie-Josée Ritchot, violons
Michel Renard, alto
Isabelle Veyrier, violoncelle
Laurence Cabel, harpe

Répertoire - octobre 1992

“L’interprétation de l’ensemble Musique Oblique est idéale... à connaître absolument”

Laurent Barthel

Compact

octobre 1992

Voilà un disque qui est, à la fois, une réussite exemplaire et une bonne action : rendre justice à André Caplet. Car ce fut un très grand musicien sont le seul défaut fut de penser davantage aux autres qu’à lui-même : une modestie qui coûte toujours cher.

Or le voici dans un récital intelligemment conçu et qui met la harpe au premier plan. Ce qui est normal : Caplet l’a sortie de son image trop ressassée d’instrument de salon tout juste bon à faire quelques glissandos et arabesques. Rien de tel avec lui : la harpe acquiert une palette de couleurs, un sens dramatique, des effets sonores entièrement nouveaux qui frappent par leur originalité ou leur puissance évocatrice : on en aura une idée avec le Conte Fantastique, dont la présente version pour harpe et quatuor de 1923, âpre, tendue, mystérieuse sinon effrayante (il s’agit du Masque de la mort rouge d’Edgar A. Poe) apparaît supérieure encore à la version orchestrale de 1908, enregistrée naguère, superbement, par Cambreling (EMI). Sublime et à donner le frisson...

Si les deux divertissements pour harpe de 1924 sont aujourd’hui mieux connus, j’avoue les avoir rarement entendus jouer avec autant de finesse; de contrastes et de maîtrise que par Laurence Cabel dont le métier est l’égal de la sensibilité : merveilleux !

On a complété ce disque rare par trois perles de la plus belle eau : les bouleversantes Prières, d’une ferveur, d’une ingéniosité musicale éblouissante ; les deux sonnets pour soprano et harpe (d’après Ronsard et du Bellay) ; enfin, par l’exceptionnel Septuor pour, disait plaisamment Caplet, “cordes vocales et instrumentales” et où le musicien inscrit trois voix féminines comme authentiques instruments aux côtés du quatuor à cordes. L’effet est extraordinaire, surprenant : étonnante recherche, éclatante audace, confondante réalisation : un chef d’œuvre inouï - au premier sens du terme...

Jean Gallois

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